Des formations aux métiers du bois et de la forêt de la 4ème à la Licence pro et au Bachelor TC

Bac Pro Forêt

TP en bac pro forêt au CEFA

Exemple de conduite de chantiers forestiers

Une journée de dégagement pour les terminales pro forêt

Mardi 20 novembre 2012, une partie de la classe de terminale pro forêt était en chantier de dégagement de plantation. Une occasion rare d’utiliser des outils manuels particuliers : la serpe et le croissant emmanché. 

1-Place du TP dans la formation :

Les élèves doivent maîtriser les techniques de réalisation des dégagements, des dépressages, des élagages et des tailles de formation. Pendant les deux années de formation, les chantiers école (1 à 2 journée par mois) et les stages en entreprise (1 semaine par mois) permettent de former les futurs chefs de chantier à l’utilisation d’outils manuels et mécanisés. En hiver d’année de terminale, une épreuve de  contrôle continu est programmée afin de valider les acquis de la formation.

Les élèves ont déjà réalisés des dépressages et des élagages à 2m de haut. Il s’agit maintenant d’aborder les dégagements de plantation avant le contrôle.

2-Objectifs sylvicoles :

Le dégagement permet de diminuer la concurrence avec la lumière : les arbres plantés côtoient une végétation variée qui prend parfois beaucoup trop de place.

Nous avons ici une plantation de cèdre de l’Atlas et de pin Laricio de Corse de 2010. Le terrain a été préparé avec un travail du sol favorable à l’installation des plants, mais aussi à la germination des graines d’autres végétaux.

Deux ans après la plantation, les genêts à balai et les ronces menaces le bon développement des cèdres et des pins. Il faut donc intervenir sans tarder pour que les arbres puissent poursuivre leur croissance normalement.

Ici, non seulement les genêts commencent à faire ombrage au cèdre mais le plant risque d’être cassé si le poids de la neige rabat le genêt sur lui.  Il faudra donc intervenir. 

3-Organisation du chantier :

Pour chaque chantier, les encadrants désignent un (ou plusieurs) chef de chantier. Un jeu de rôle est organisé pour se rapprocher des conditions réelles du métier : ainsi sur ce chantier Eddy devait veiller à la sécurité de ses camarades, au respect des consignes et se charger de faire corriger les erreurs des élèves/ouvriers.

La journée a commencé par le repérage du chantier. De la piste en amont, on a pu voir les limites de la parcelle d’environ 1 ha ainsi que la forte pente, la végétation présente et les andains.

Puis un encadrant a identifié les risques liés à l’utilisation des outils en faisant une démonstration et les risques liés au positionnement des élèves/ouvriers.

Des binômes, composés d’un ouvrier avec croissant et un avec serpe, ont été placés au départ des lignes en laissant une distance de sécurité d’une ligne.

4-Consignes techniques :

 -dégager les plants les uns après les autres en allant au bout de la ligne, attention aux oublis ;

-couper les ronces autour des plants ;

-entailler les tiges de genêts autour des plants sans couper net (cela permet de limiter la vigueur des repousses l’année suivante)

-déraciner les petits genêts proches des plants à la main (le terrain est encore meuble et les racines ne sont pas solidement ancrées)

5-Témoignages des élèves et des encadrants :

 -« Le chantier était sale. » (= beaucoup de végétation concurrente)  « Certains plants étaient difficiles à trouver »

-« Les outils sont inhabituels et ne sont pas faciles à utiliser. »

-« Le travail est répétitif et peu plaisant »

-Guilhem « J’ai cassé le manche d’un croissant car j’ai fait de mauvais gestes, trop en force »

-« J’ai préféré la serpe car elle est plus maniable mais elle est dangereuse »

-Simon « J’ai préféré le croissant car il permet de couper des ronces éloignées grâce au manche long, de couper des genêts  de plusieurs centimètres de diamètre »

-Jean-Luc, moniteur TP « le croissant et la serpe sont des outils  complémentaires : un ouvrier coupe ce qui est petit avec la serpe et l’autre passe pour entailler les gros genêts »

 Bilan :

Le propriétaire est satisfait et devra prévoir un deuxième passage dans 1 ou 2 ans selon le développement de la végétation.

Nous avons dégagé 1 ha de plantation soit 1000 plants environ avec 13 élèves en 5h30 de travail productif. Les élèves ont pu voir par eux-mêmes les conditions d’utilisation d’outils manuels, la technique du dégagement localisé et une façon d’organiser le travail d’une équipe.

Sandrine, enseignante responsable du TP « Les ouvriers ont eu besoin de la matinée pour se faire aux outils. L’après-midi ils ont mieux maniés les outils mais la fatigue et la lassitude se sont installés. Le groupe a eu un bon rendement et a fait preuve de bonne volonté : c’est un bon bilan »

Diagnostic sylvicole et de chantier

A partir d'observations globales concernant le peuplement, les indices de gestion passée, le contexte environnemental, géographique, ... l'élève doit être capable de relever les atouts et les contraintes du peuplement, de faire une proposition d'intervention en identifiant les points faibles du futur chantier.

 

 

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